Fleur de Lampaul
Quand on pense aux bateaux, certains noms viennent naturellement. Marie Galante, La Calypso, le Mea Culpa (blague favorite de mon père). Alors le nom Fleur de Lampaul, ça interpelle.
Lampaul, c’est clair, c’est la provenance.
Mais Fleur alors, pourquoi?
Peut-être parce que ses mats en bois évoquent des tiges, se dressant fièrement dans le vent, enracinées fermement sur le pont, leurs racines.
Les voiles, ses feuilles. Tantôt déployées, tantôt recroquevillées, toujours essentielles.
Les pétales, changeants au fil des saisons, seraient les familles qui s’y succèdent lors de voyages aux quatre coins du monde. Les marins qui y transportaient le sable jadis, ceux qui aujourd’hui se retrouvent le soir venu dans son cœur, la cambuse. Familles de navigateurs et de globe-trotters.
Ce tableau fleuri, rare et singulier, s’anime enfin grâce au vent qui le pousse vers de nouveaux rivages, sa beauté émerveillant sur son passage petits et grands.
(Texte écrit à bord du bateau éponyme lors d’un atelier d’écriture. La mission était de rédiger un texte comprenant les termes sable, cambuse, vent, bateau)